PROLOGUE

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Je m'appelle Brendon Boyd Urie, j'ai 17 ans et on ne peut pas dire que je sois quelqu'un de populaire. Personne ne me remarque, je suis comme invisible. A vrai dire cela m'importe peu, j'ai trois amis, avec qui j'ai monté un groupe et je mène ma petite existence tranquillement entre les cours et les répètes du week-end dans le garage du batteur, Spencer. Cependant, j'ai un énorme problème, je suis fou amoureux de la fille la plus populaire du lycée et étant invisible je sais bien que je n'aurai jamais l'occasion de lui parler. Elle s'appelle Kim Howard, elle habite dans ma rue et je l'aime depuis que mes yeux se sont posés sur elle, donc depuis l'âge de 7 ans. Gentille, douce, intelligente et toujours souriante, on la surnomme « Gueule d'Ange ». Elle ignore mon existence et ne se doute même pas qu'un pauvre minable comme moi puisse l'aimer à en crever. Autre point négatif, elle sort depuis deux ans avec Billy Cavalera, bad-boy, aussi populaire qu'elle, il est le capitaine de l'équipe de football du lycée. Il fait craquer toutes les filles grâce à sa prestance de Dom Juan et à ses pectoraux volumineux, malheureusement pour elles comme pour moi, il n'a d'yeux que pour sa « Gueule d'Ange » et vice et versa. Il n'est ni bête, ni antipathique. Il est réputé pour son humour et aussi pour son groupe Curse Cold, dont il est le leader. En revanche il est assez prétentieux et orgueilleux. Autant vous dire que je ne lui ressemble pas du tout étant un gringalet binoclard très timide, je n'ai aucune chance de plaire à Kim. La question ne se pose même pas, Kim ne me connaît pas et ne me connaîtra jamais même si je sais qu'au fond de moi, je garde l'espoir de lui parler un jour.
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# Posté le vendredi 22 août 2008 15:08

Premier Chapitre

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Le tête posé lourdement contre la vitre du bus, je regardais sans y prêter attention la route qui défilait à toute allure sous mes yeux, j'étais bien trop occupé à me préparer psychologiquement à la dur journée qui m'attendait, encore une journée de moqueries et d'ignorances. Je soupirai et senti soudainement un petit tapotement sur mon épaule, encore un de ces abrutis qui voulait se foutre de ma gueule pensai-je. Je me retournai nonchalamment et mon c½ur loupa un battement quand je vis Kim qui me regardait en me souriant timidement.


Kim : Je peux m'asseoir à côté de toi ?


Moi : fhzerghzvjhefvéj ... oui ...


D'un geste brusque je retirai mon sac pour la laisser s'asseoir. Mon dieu, j'en revenais pas, la fille que j'aimais depuis des années venait de me parler et je n'étais même pas foutu de former une phrase correct ! « Imbécile » dis-je à moi-même. Je trouvais étrange que Kim prenne le bus : Normalement Billy l'emmenait et la ramenait tous les jours comme Monsieur possédait une voiture de sport. Je me permis alors de penser qu'ils s'étaient peut être engueulés ou mieux encore séparés. Ce n'était pas le moment de rêver et de me faire de faux-espoirs, il était sans doute malade, un point c'est tout.


Vêtue d'une petite jupe écossaise et d'un chemisier blanc, Kim était ravissante, comme toujours d'ailleurs mais aujourd'hui, je la trouvais vraiment resplendissante, peut-être parce que c'était la première fois que je la voyais d'aussi prés donc que je n'avais pas encore bien cerné toute l'étendue de sa beauté. Concentrée sur son texte théâtral qu'elle venait tout juste de sortir de son sac, Kim ne posa aucun regard sur moi.


Kim faisait du théâtre depuis notre entrée au lycée donc depuis 3 ans. C'était la meilleure, elle avait toujours les rôles principaux et jouait formidablement bien ! Comment le savais-je !? Eh bien, j'assistais à toutes les répétitions qui se déroulaient le vendredi soir après les cours dans l'amphithéâtre du lycée. J'entrais dans celui-ci sur la pointe des pieds et m'installais tout au fond pour que personne – surtout pas Kim – puisse me voir. Roméo et Juliette était au programme, évidemment Kim incarnait Juliette et le rôle de Roméo était attribué à une brute épaisse inspirant la bêtise, il se nommait Jason et faisait du théâtre pour ne pas se retrouver en prison. Cette merveilleuse idée venait de notre proviseur Mr. Cooper, il pensait que si Jason faisait du théâtre, il passerait moins de temps à voler. Il avait raison mais c'était comme si Arnold Schwarzenegger ou Sylvester Stalonne jouait le rôle de Jack Dawson dans Titanic.


Soudain la main de Kim frôla la mienne, je sentis que mon c½ur allait exploser. J'essayai de me calmer et inspirai une profonde bouffée d'air. Du coup, mes narines s'enivrèrent du parfum de Kim, une odeur délicieuse de pêche se dégageait d'elle. Je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder à cet instant. Mes yeux se posèrent d'abord sur ses douces lèvres roses pales, ils parcoururent ensuite le doux visage angélique de Kim. Sa peau pâle et ses cheveux d'or adoucirent mon esprit torturé. Peu à peu mon regard s'aventurait sur le corps de Kim pour enfin tomber sur son torse. Sa chemise entre-ouverte laissait mes yeux vagabonder sur le début de sa poitrine dont on apercevait la jolie forme. Tout à coup, je constatai avec effroi que j'avais une érection. Mon corps se cambra brutalement, Kim sentit alors mon agitation et posa les yeux sur moi. Je lui souris, l'air de rien. Elle leva un sourcil et me fixa, interloquée. J'étais de plus en plus mal à l'aise et commençais à virer au rouge vif.


Kim : Ca ne va pas ? me demanda-t-elle


Son regard qui était plongé dans le mien descendit vers mon jean qui était étrangement gonflé. Outrée, elle siffla un «pervers» entre ses dents. Elle avait prononcé ce mot avec tellement de haine et d'indignation que je cru mourir sur place. Après m'avoir lancé un dernier regard qui montrait son dégoût, elle se leva et parti s'asseoir ailleurs.
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Vendredi 03 Octobre 2004

TUT TUT TUT TUT TUT TUT



Mes yeux s'ouvrirent brutalement et je donnai un énorme coup sur mon réveil pour le désactiver. Whaouh, quel rêve cauchemardesque ! Il avait si bien commencé pourquoi avait-il fallu qu'il se termine ainsi ? Je passai mes mains sur mon visage dégoulinant de sueur et sentit quelque chose de dur caché sous les draps, je les relevai et pu voir la chose ! Pfff, décidément ! J'étais pitoyable ! J'attendis quelques minutes pour que cette chose s'en aille et me levai pour me diriger vers la salle de bain qui était juste à côté de ma chambre.


Après avoir ouvert le robinet, je me jetai un énorme coup d'eau sur le visage et regardai mon reflet dans le miroir pour me répéter comme tous les matins : Brendon Boyd Urie, 17 ans et invisible. Amoureux de l'impossible et par dessus tout pitoyable. J' allai m'habiller rapidement dans ma chambre, mis mes lunettes et pris mon sac pour descendre rejoindre mon père. Le petit déjeuner était probablement déjà servi et mon père lisait sans doute son journal en attendant mon arrivée. Je vivais seul avec mon père depuis que ma mère était parti rejoindre les cieux. J'aimais mon père bien que parfois il m'énervait beaucoup, trop protecteur et papa gâteau à mon goût. Dès que j'apparu dans l'encadrement de la porte de la cuisine, il plia son journal et le posa sur le coin de la table pour me sourire tendrement. Je m'avançai et l'embrassai sur la joue avant de m'asseoir.


Pendant le petit-déjeuner, mon père me posait plusieurs questions sur le programme de ma journée et je lui répondais à chaque fois la bouche pleine ou entre de vives gorgées de café qui se succédaient rapidement, j'avais peur d'être en retard et de louper mon bus encore une fois, j'en avais ras le bol de devoir courir après quasiment tous les matins.
Mon petit déjeuner terminé, je me levai brusquement, mis ma vaisselle salle dans l'évier, embrassai mon père furtivement, pris mon sac et claqua doucement la porte. A peine avais-je fait quelques pas dans l'allée de mon jardin que j'entendis mon père derrière moi qui marchait rapidement pour me rattraper.


Mr Urie : Hé Fiston, t'as oublié ton déjeuner ! dit-il en posant sa main sur mon épaule.


Brendon : Merci Pa'


Mr Urie : Allez Bonne journée mon fils ! s'exclama-t-il avant de m'enlacer en m'embrassant.


J'entendis derrière nous des petits rires moqueurs. Mon père qui n'avait sans doute pas entendu, rentra rapidement à la maison. Quand je me retournai, je vis sur l'allée des mecs de mon lycée qui étaient bien évidemment en train de se foutre de moi. Je leur jetai un regard méprisant et continuai mon chemin pour arriver à l'arrêt de mon bus. Pour une fois, je n'étais pas en retard.


***


Lorsque je sortis du bus, un horrible spectacle qui se passait sur le parking en face du lycée brula mes pupilles. Appuyé sur sa voiture, ce cher Billy était en train de faire rire une bonne dizaine de personne qui l'avait encerclé. Aux bras de Billy, je pouvais apercevoir ma Kim qui riait aux éclats en regardant tendrement son connard de mec. Non, Billy n'était pas méchant, ce n'était pas non plus un salaud qui se foutait de la gueule des personnes différentes ou qui ne lui ressemblait pas mais je ne pouvais pas m'empêcher de sentir une profonde haine pour lui étant le héros de la fille que j'aimais. Un bras entoura soudainement mes épaules.


??? : Ahhhh Oublie-la Bden ! Tu sais bien qu'elle ne s'intéressera jamais à toi !


Je tournai la tête et pu voir Ryan qui regardait dans la même direction que moi.


Moi : Merci de ton soutien, Ryro ! dis-je en lui souriant


Ryan : Mais de rien, les amis c'est fait pour ça non ! dit-il en me rendant mon sourire


Ryan Ross était le guitariste - très talentueux - du groupe mais surtout un de mes meilleurs –seuls- amis, il savait tout de l'amour que j'éprouvais pour Kim et savait me réconforter quand il le fallait, bien qu'il ne pouvait pas s'empêcher de me titiller un peu sur ce sujet. Ayant une année de plus que moi, Ryan était dans la même classe que Billy, il était aussi assez pote avec lui mais il essayait de ne pas trop me le montrer pour ne pas me faire de la peine. Honnêtement je m'en fichais, Ryan avait le droit d'avoir les amis qu'il souhaitait cependant je trouvais ça assez cool de sa part de ne pas m'avouer la sympathie qu'il éprouvait pour Billy.


La sonnerie qui annonçait le début des cours résonna dans toute la cours. Allez, c'était parti pour quatre heure de cours, ennuyeux et longs.


***


Arrivé à l'entrée de la cafétéria, mon plateau repas en mains, je me stoppai un moment pour pouvoir voir parmi toute cette foule attablée où mes amis s'étaient installés, je les aperçu enfin et commençai à marcher pour les rejoindre. Soudain, je me sentis vaciller pour finalement m'aplatir au sol, mes lunettes valsèrent à quelques mètres plus loin et mon plateau s'était renversé partout sur le sol et sur mes habits. J'entendis des rires masculins qui provenaient de ma gauche et oui, j'étais encore victime d'une mauvaise blague puis je vis apparaître près de mon visage qui était écrasé sur le sol, de jolies petites ballerines noires. La propriétaire de ses ballerines m'aida à me relever avec douceur et quand je fis enfin face à elle mes entrailles se retournèrent dans mon estomac. C'était Kim, ma Kim. Je devais probablement être encore en train de rêver. Elle me regardait avec compassion et me tendit mes lunettes pour ensuite m'effleurer doucement la joue, à ce contact je frémis de bonheur.


Kim : Ca va ? me demanda-t-elle, inquiète.


Moi : Oui, merci ... dis-je encore tout ému en lui souriant timidement


Elle m'offrit un sourire magnifique qui disparut immédiatement lorsqu'elle se tourna vers l'auteur de ma chute qui était encore en train de s'esclaffer vulgairement avec ses amis.


Kim : Jim, t'es vraiment qu'un bel abruti !


Jim : Oh Gueule d'ange, ce n'était qu'une blague ! Il va pas en mourir ! dit-il en me lançant un regard dédaigneux


Kim : Pauvres tâches ! Vous avez vraiment que ça à foutre toi et ta bande de rapaces ! C'est bien la preuve de votre connerie !


Sur ses mots qui avaient réussi à fermer le clapet à ses salauds, Kim leur tourna le dos et m'attrapa le bras pour m'emmener avec elle, loin d'eux. On s'arrêta dans un coin de la cafétéria qui était retiré du monde. Les yeux baissés, je n'arrivais pas à la regarder en face tellement sa beauté et sa présence m'impressionnaient. De son index, Kim me releva la tête et mes yeux se posèrent enfin sur elle puis plongèrent immédiatement dans ceux de Kim qui étaient magnifiques et dont la couleur sombre me rendait complètement dépendant.


Kim : Tu es sur que ça va ?


Moi : Oui ... oui murmurais-je


Kim : C'est étrange mais ton visage me dit vaguement quelque chose ... Mais bien-sur ! Ne serais-tu pas le jeune homme qui assiste à toutes nos répétitions théâtrales ?


Mon c½ur fit un bond. Impossible ! Kim m'avait remarqué ! Mon Dieu ! Je n'y croyais pas ! Bon il fallait me calmer, Kim attendait tout de même une réponse.


Moi : Oui ... c'est moi.


Kim : Pourquoi restes-tu toujours au fond ? Tu pourrais te joindre à nous ?


Je senti mes joues devenir pourpres.


Moi : everhfvzevj ... Je ne veux pas vous déranger ... bafouillais-je tel un idiot



Kim rit silencieusement en me regardant avec beaucoup de sympathie. Je fondais sur place : son rire, son sourire et ses yeux me donnait l'envie de l'embrasser sur le bout du nez mais je n'oserai jamais.


Kim : Mais tu ne nous dérangeras pas ! Au contraire, ça ferait plaisir que tu donnes ton avis !


Moi : Je n'ai pas la prétention de vous critiquer !


Kim : Une critique est toujours constructive qu'elle soit bonne ou mauvaise tu sais !


Je rougis une fois de plus, elle était tellement belle et charmante que j'avais l'impression de m'envoler sur un petit nuage. Soudain, le nom de Kim prononcé par une voix qui m'était bien trop familière me fit sortir de ma rêverie. Billy était à quelques pas de nous et me jeta un petit regard interrogateur. Kim se tourna vers lui et lui demanda d'attendre deux secondes. Elle me refit face en me souriant tendrement.


Kim : Puis-je avoir au moins l'honneur de connaître ton nom monsieur le futur critique ?


Moi : Brendon, lui murmurais-je


Kim : Donc, à tout à l'heure, Brendon !


Kim me sourit et partit rejoindre Billy qui fit un mouvement de tête dans ma direction, elle me regarda tout en répondant à Billy qui acquiesça d'un autre mouvement de tête pour ensuite me lancer un sourire et ils s'en allèrent main dans la main ce qui me provoqua un petit pincement au c½ur. Enfin non, je m'en fichais puisque Kim m'avait remarqué et elle avait été si gentille avec moi, je n'en revenais toujours pas ! Je parti à mon tour rejoindre les mecs qui se demandait sans doute ce que je foutais.


Les cours de l'après-midi passèrent à une vitesse folle contrairement à ceux de la matinée, je n'écoutais rien pensant à ma futur conversation avec Kim. Tout au fond de mon c½ur, j'espérais qu'on devienne ami mais il ne fallait surtout pas que je m'imagine que ça irait plus loin, Kim était amoureuse de Billy et ne m'aimera jamais.


***


Chimie, dernier cours de la journée donc plus qu'une heure avant de retrouver ma Kim. Je mélangeais les produits chimiques n'importe comment étant obnubilé par la beauté de Kim qui aveuglait mes faits et gestes. Mes chers camarades de classe se demandaient sans doute pourquoi un sourire béat était resté figé sur mon visage toute l'heure, évidemment je ne pus échapper à quelques chuchotements moqueurs mais je m'en fichais car dans quelques minutes j'allai enfin pouvoir revoir le doux visage angélique de Kim qui m'importait tant.


Pendant que je me dépêchais de ranger mes affaires dans mon sac pour ne pas être en retard aux répétitions , un bruit sourd d'explosion se fit entendre dans toute la classe et ce bruit provenait de ma table. Je me retournai et pus voir que deux de mes éprouvettes avaient éclatées dans le bêcher qui bouillonnait parce que j'avais mal réglé la température du bain-marie. Eh merde ! murmurais-je en me tapant le front avec la paume de ma main. Immédiatement, Mme.Lindemann s'avança vers moi, les yeux remplis d'éclairs mais toujours très calme en apparence. Bien sur, toute la classe me regardait avec un sourire de satisfaction.


Mme. Lindemann : Eh bien Bravo Monsieur Urie !


Soudain, la sonnerie qui indiquait la fin du cours retentit.


Mme. Lindemann : Vous ne sortirez pas tant que vous n'aurez pas tout lavé et rangé. Les autres vous pouvez sortir, c'est Monsieur Urie qui s'occupera de ranger votre matériel.


***


Tout en sueur, j'arrivai devant les portes de l'amphithéâtre avec une demi-heure de retard et lorsque j'ouvris celles-ci pour y entrer, je percutai Kim qui me semblait paniquée. Quand elle me reconnu, elle poussa un soupir de soulagement et m'offrit ce sourire que j'aimais tant.


Kim : Ah Brendon, heureusement te voilà ! On a besoin de toi !


Moi : Oui ? Qu'est ce qu'il se passe ? demandais-je timidement.
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# Posté le vendredi 22 août 2008 15:15

Deuxième Chapitre

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Vendredi 03 Octobre 2004



Kim : Ah Brendon, heureusement te voilà ! On a besoin de toi !


Moi : Oui ? Qu'est ce qu'il se passe ? demandais-je timidement.



Kim : Jason nous a foutu un lapin, est- ce que tu pourrais le remplacer ? J'ai tout de suite pensé à toi, de plus comme tu étais présent à chaque répète je pense que tu dois connaître à peu près le texte.


Evidemment que je connaissais le texte, lors des précédentes répétitions, pendant que Jason rendait Roméo vulgaire et disgracieux, moi, je m'étais imaginé comment je l'aurai joué, aussi romantique que possible pour ma Kim et murmurant chaque réplique de Roméo en même temps que Jason qui les disait grossièrement.


Moi : Euh ... je sais pas ... Tu sais, je n' ai jamais joué ...


Kim : S'il te plait ... me dit-elle en me lançant un regard suppliant


Comment résister ?


Moi : C'est d'accord dis-je dans un soupir


Kim : Merci Brendon Merci ! Je ne sais pas ce qu'on ferait sans toi ! s'exclama-t-elle avant de me sauter au cou.


Wouahou, un intense frisson de plaisir parcoura mon corps à la seconde qui suivait cette étreinte.


Kim me prit ensuite la main pour me conduire vers Mr. Green qui attendait impatiemment son retour avec les autres élèves. Il faisait les 100 pas devant la scène et marmonnait des trucs du genre « Je savais bien que c'était une mauvaise idée de prendre cet abruti dans la pièce mais évidemment Charles ne m'a pas écouté ! Pfff ... » Quand il nous vit arriver son visage s'illumina, Kim me présenta et Mr. Green me remercia d'avoir accepté de remplacer Jason pour aujourd'hui. Il me tendit ensuite le script au cas où et nous annonça qu'aujourd'hui nous allions jouer la scène du baiser de la scène V de l'acte I. Je relevai tout de suite les yeux du script interrompant ma lecture, Mr green du voir sur mon visage une expression ébahi car il répéta ce qu'il venait de dire. Oh mon dieu je n'avais pas pensé une seule minute qu'en acceptant ce rôle j'allai aussi embrassé ma Kim, devant tout un tas d'élève ... Je senti le stress monté en moi, ainsi que l'excitation. Mr. Green nous demanda de nous placer ce que nous fîmes immédiatement, je me retrouvai face à Kim qui me souriait tendrement puis nos yeux se posèrent sur Mr. Green en même temps pour attendre le signal.


Mr. Green : C'est quand vous voulez. dit-il en s'asseyant


Je pris une grosse inspiration.


Moi : Les saintes n'ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?


Kim : Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière.


Moi : Oh ! alors, chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient ; exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir.


Kim : Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières.


Moi : Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l'effet de ma prière.


Mon dieu, c'était après cette réplique que je devais l'embrasser. Je commençai à trembloter et ne fit aucun mouvement, j'en étais incapable, voyant mon immobilité, Kim s'approcha de moi et se mit sur la pointe des pieds pour déposer sur mes lèvres un léger baiser. Je devais être en train de rêver, mon dieu, Kim venait de m'embrasser, c'était peut-être un baiser théâtral mais je m'en fichais car j'avais enfin eu le délicieux plaisir de goûter aux lèvres les plus douces au monde. Elle recula d'un pas et me regarda, attendant ma réplique.


Mr. Green : Stop ! Kim, ce n'est pas à toi d'embrasser Brendon, mais le contraire ! Recommencez ! dit-il, énervé.


Impossible, mes lèvres allaient retrouver celles de Kim une seconde fois. Je repris alors la phrase précédent le baiser et fit quelques pas hésitant vers Kim, je la regardai timidement et effleurai sa joue pour remettre une de ses mèches d'or derrière son oreille. Mon visage s'approcha doucement du sien et je posai délicatement mes lèvres sur les siennes. Elles se séparèrent à la seconde qui suivait, malheureusement, j'aurais aimé l'embrasser durant l'éternité tellement je l'aimais. Doucement, je me dégageai de Kim, j'avais probablement les joues roses car Kim riait silencieusement. Je lui souris et jetai un coup d'½il sur le script, les lèvres de Kim m'ayant tout fait oublier. Je relevai la tête et répliquai.


Moi : Vos lèvres ont effacé le péché des miennes.


Mr.Green : Parfait ! Bon ne tardons pas sur cette scène et commençons à voir le nouvel acte !



Nous continuâmes donc à jouer, c'était merveilleux. Kim et moi partagions ensemble de délicieux fous-rires et une étonnante complicité, j'étais aux premières loges pour contempler son doux visage d'ange et quand ses yeux remplies de malice et de douceur se posaient sur moi, un frisson agréable parcourait tout mon être mais hélas le bonheur fut de courte durée, les répétitions prenaient fins et Billy n'était pas loin.


Alors que je discutais avec Kim pendant qu'elle enfilait sa veste, elle fut interpellée par une voix d'homme que je connaissais que trop bien. Il nous rejoignit, l'embrassa sur la joue et me regarda, interloqué.


Billy : Chérie, tu me présentes ?


Kim : Oh oui ! Billy, je te présente Brendon ! Garçon très généreux puisqu'il s'est dévoué pour remplacer Jason qui n'est pas venu ! Sans lui, nous n'aurions pas avancer !


Billy : Oui, merci Brendon ! C'est que ma Kim y tient à sa pièce de théâtre ! dit-il en la prenant dans ses bras Heureusement, tu étais là !


Kim : D'ailleurs si jamais tu as besoin de quelque chose, fait appel à moi ! Ca me ferait très plaisir de t'aider !


Moi : D'accord, Merci !


Billy : Bon chérie, c'est pas que ... mais il va falloir y aller ! dit-il en regardant sa montre Heureux de t'avoir rencontré Brendon, à la prochaine j'espère ! s'exclama-t-il en me serrant la main pour ensuite s'apprêter à partir avec Kim


Kim : Oui, à la prochaine Brendon ! dit-elle avant de m'offrir un bisou sur la joue.


Moi : Au revoir ... murmurais-je en effleurant de mes doigts, ma joue, encore ému par ce tendre bisou.



Et ils s'en allèrent comme à leur habitude main dans la main ... Il était quand même sympa ce Billy !



Lundi 06 Octobre 2004


Au lycée, on ne parlait plus que des Dandy Warhols qui venaient à Las Vegas mercredi soir pour un petit concert . Malgré leur succès, ils voulaient rester proche de leurs fans alors ils faisaient assez souvent des petits concerts à travers tout le pays pour pouvoir les rencontrer librement. Personnellement, je n'avais entendu que quelques chansons d'eux, les plus connus évidemment. En revanche Ryan adorait, d'ailleurs il m'a proposé de l'accompagner, j'ai refusé parce que ça ne me branchait pas vraiment, je préférais rester chez moi à rêvasser de ma Kim, de plus mon père ne serait certainement pas d'accord.


Depuis notre baiser théâtral, je croisais souvent Kim dans les couloirs qui était toujours accompagné de Billy ou de ses amies. On s'arrêtait pour discuter et elle me saluait toujours en me déposant un petit baiser sur la joue qui me faisait frissonner à chaque fois. Cette fois-là, Kim était seule, plusieurs pochettes dans les mains et vêtue d'un t-shirt Curse Cold qu'elle avait sans doute elle-même créé.


Kim : Coucou Brendon ! Comment vas-tu ? Dis tu viens au concert des Dandy Warhols ?


Moi : Hey ! Euh ... je ne sais pas ... tu y vas toi ?


Kim : Bien sûr ! J'aime beaucoup ce groupe et je trouve leur musique tout simplement fantastique ! Allez viens, ça risque d'être cool de plus On pourra faire un peu mieux connaissance !


Moi : Je vais y réfléchir !


Kim : Réfléchis bien et prends la bonne décision ! dit-elle avant de me faire un clin d'½il pour ensuite m'embrasser tendrement sur la joue


Je me retournai, tout chamboulé pour la regarder sans aller. Décidément, cette fille me rendait complètement fou. Il fallait absolument que j'aille voir Ryan pour lui dire que j'avais changer d'avis et que je viendrais à ce putain de concert avec lui. Ce qui est sur, c'est que ça aller difficile de convaincre mon père.



***


Mardi 07 Octobre 2004


Après les cours, Ryan m'annonça qu'il viendrait me chercher demain vers 20h30 pour aller ensemble au concert. Il ne me manquait plus que de demander la permission à mon père et cela risquait d'être très difficile à l'avoir.


Lorsque j'entrai chez moi, mon père était dans la cuisine déjà en train de préparer le repas du soir.


Mr.Urie : Salut Fiston ! Bonne journée ?


Moi : Ca peut aller ! dis-je en prenant un paquet de gâteau dans le buffet


Mr.Urie : Ne te bourre pas trop de cochonneries, fils ! Ce soir, on va dîner comme des rois avec ce que je nous prépare !


Moi : T'inquiètes pas ! Au fait, papa ! J'ai quelque chose à te demander ...


Mon père: Je t'écoute


Moi : En fait demain soir, il y a un concert et ...


Mon père : C'est hors de question !


Moi : Mais Papa !


Mon père : Nous tu n'iras pas ! Ce genre d'endroit me répugne et je ne veux pas voir mon fils se faire ramener par la police !


Moi : Putain, j'ai 17 ans merde, j'suis plus un gosse et en plus tu ne me laisses même pas parler !


Mon père : Tu n'es peut-être plus un gosse mais tu n'es pas encore majeur et tant que tu vivras sous ce toit, c'est moi qui donnerai les règles, donc quand je dis que tu n'y vas pas, tu n'y vas pas !


Moi : Pffff, c'est pas juste ! De toute façon depuis que maman est morte, t'es plus le même, t'es pire ! criais-je en me dirigeant vers les escaliers pour monter dans ma chambre.


Mon père: Va dans ta chambre ! Tu n'en sortiras que pour le repas après avoir bien réfléchis sur tes propos !


Moi : D'une je m'apprêtais déjà à aller dans ma chambre et de deux tu mangeras tout seul !



Partie entre crochet écrite par ma petite Pam - Once-upon-a-time-the-end - : Merci <3



[ Arrivé dans ma chambre je claquai la porte à grand coup pour faire comprendre à mon père à quel point j'étais en colère contre lui. Le coup de la porte était un classique chez les adolescents, moi aussi je l'utilisais. Pourquoi refusait-il que j'aille à un concert, ce n'était rien, pas comme ci j'y allais pour me saouler, ou me droguer. Mon père avait un côté protecteur qui était ridicule, je n'étais plus un gamin, je demandais juste qu'il me traite comme un adolescent responsable. J'allai me laisser tomber sur mon lit, la tête sur mon oreiller, regardant les murs de ma chambre, dégouté par la décision de mon père. Dix minutes plus tard j'entendis mon père m'avertir que le diner était prêt, mais comme je lui avais dis précédemment, il ne devrait pas compter sur ma présence ! Ignorant mon ventre qui gargouillait, je ne pouvais m'empêcher d'être en colère, je devais aller à ce concert, pour une simple et bonne raison : Kim.


***


Mercredi 08 octobre 2004


Comme à son habitude mon réveil sonna avec sa sonnerie stridente que je m'empressai d'éteindre le plus rapidement possible, me retenant d'envoyer l'appareil valdinguer dans la pièce. Je m'étirai de tout mon long et me rendis compte que je m'étais endormi tout habillé sur mon lit. Je me levai d'un bon, comme ci j'avais reçu une décharge électrique et me hâtai de me préparer, pris une bonne douche pour me débarbouiller, enfilai des affaires propres, pris mon sac et descendit dans la cuisine. Mon père était attablé, en train de lire le journal tout en buvant sa tasse de café. Je préparai mes céréales dans mon bol dans le silence, toujours décidé à lui faire la tête. Je mangeai très rapidement, enchaînant bouché sur bouché, puis posai mon bol dans l'évier et m'en allai sans oublier mon déjeuner.


***



Moi : Il a dit non, dis-je à Ryan en marchant dans les couloirs du lycée, bondés d'élèves


Ryan : Oh non, il ne peut pas faire ça.


Moi : Si c'est mon père, dis-je dégoûté


Ryan : Il doit bien y avoir un moyen pour que tu viennes, fit-il en réfléchissant


On s'arrêta à mon cassier, je déverrouillai mon cadenas et l'ouvris, puis en sorti les livres dont j'avais besoin pour la matinée. Ryan était adossé à la porte, toujours en train de réfléchir.


Ryan : Et si tu faisais semblant d'allé te coucher et que tu sortais par la fenêtre de ta chambre !


Moi : Ryan, tu regardes trop de film !


Ryan : Non mais sans rire !


Moi : Imagine que mon père s'en aperçoive !


Ryan : Il n'y verra que du feu, t'as qu'a bien camouflé le tout et le tour est joué !


Le plan était risqué mais il en valait la chandelle, je voulais voir Kim à ce concert et lui parler.


Ryan : Je t'attendrai en voiture à quelques pâtés de maison de chez toi


Moi : C'est d'accord, fis-je


***


Le soir venu, le dîner se déroula dans le silence le plus complet. Je n'avais aucune envie de parler avec mon père. Je mangeai sans broncher ce qu'il avait préparé, débarrassai la table puis montai les marches quatre à quatre pour aller dans ma chambre. Je me précipitai sur mon lit pour mettre des oreillers et traversin sous les couvertures, tout en m'assurant que cela prenait la forme d'un corps humain. Avant de partir il ne fallait surtout pas que j'oublie de fermer la porte à clé, pensais-je en enfilant un t-shirt propre. Je jetai un coup d'½il à la fenêtre, je vis la voiture de Ryan, tout feu éteint. Il était l'heure. Je n'arrivai pas à croire que je m'apprêtais à faire le mur, j'éteignis la lumière et ouvris la fenêtre et passai mes jambes à l'extérieur, j'avais une boule au ventre et si mon père s'apercevait de quelque chose ? Il n'y avait pas de raison tout avait été calculé. Je descendis en m'accrochant à une sorte d'échelle en bois mural. Une fois le pied à terre, je couru dans l'obscurité rejoindre Ryan. J'ouvris la porte et m'engouffrai dans le véhicule.


Moi : Je ne suis pas en retard j'espère !


Ryan : Pile à l'heure, fit-il en regardant l'heure affiché sur le tableau de bord


Il démarra la voiture, enclencha la première et accéléra. Je regardai ma maison, mon père ne devait se douter de rien, paisiblement installé devant le poste de la télévision.


Ryan : Je sens qu'on va passé une superbe soirée, ça va être d'enfer !


Moi : Oui, je l'espère, dis-je la tête ailleurs


Ryan : Mais oui, arrête de t'inquiéter pour ton père, de toute façon c'est trop tard ! Et puis pense à ta Kim qui sera là !


Moi : Oui c'est vrai, fis-je avec un sourire


J'allais la voir en dehors du lycée, pour la première fois. J'allai pouvoir faire plus ample connaissance avec elle comme elle me l'avait suggéré il y avait deux jours, cette nuit promettais d'être inoubliable. ]


***


On arriva dans la salle et il y avait déjà pas mal de monde. Je scrutai le public des yeux pour voir si Kim était déjà arrivée et la trouvai près de la scène en compagnie de Billy en train de rire avec leurs amis Brian Silviera et Lux Goldfarb. Brian Silviera était le guitariste de Curse Cold et aussi le meilleur ami de Billy. C'était un gars sympa qui faisait toujours le con. Grand adepte de beuveries, il passait son temps dans les concerts. C' était un mauvais élève, il se faisait souvent renvoyer des cours à cause de son insolence. Brian n'avait pas du tout l'air idiot bien qu'il ne foutait rien en cours, je pensais qu'il devait beaucoup se concentrer sur son groupe et surtout sur sa guitare qu'il magnait terriblement bien. Souvent, assis sur la pelouse qui embellissait l'entré de notre merveilleux lycée, Brian jouait de la guitare. Il attirait l'attention des autres lycéens qui écoutaient avec délice les reprises des vieux tubes punk que Brian retraçait. La petite blonde qui venait tout juste de se réfugier dans ses bras était Lux. Sa copine depuis plus d'un an et aussi la meilleure amie de Kim. Contrairement à Brian, Lux était une des meilleures élèves du lycée, venant d'une famille très aisée et très cultivée – comme Kim - , Lux passait beaucoup de temps à travailler. Cependant, elle essayait de voir Brian aussi souvent que possible. Vous devez vous en douter, mais les parents de Lux n'appréciaient pas du tout Brian, ils trouvaient qui c'était un garçon indigne de leur fille mais pour que Lux puisse le voir, elle leur avait fait du chantage : « - Si vous m'empêcher de voir Brian, j'arrête les études » évidemment sur ses paroles, les parents de Lux étaient outrés et devaient céder à la volonté de leur fille mais ils essayaient souvent de lui faire changer d'avis, mais rien à faire, Lux aimait Brian et personne ne pouvait briser leur amour. Brian était lui aussi fou d'elle et n'hésitait pas à dire haut et fort que sans elle, il ne serait rien.


***


Partie entre crochet écrite par ma lécheuse de Ryan - Pretty-Odd-Love - : Merci <3


[ En plein milieu du concert, alors que les pogos se faisaient de plus en plus violent, Ryan me tira sur la manche. Il m'entraîna dans un coin puis sortit des feuilles ainsi qu'un sachet de beuh. Il prépara son joint, l'alluma, tira quelques taffes puis me le tendit. Je refusai mais il insista. Je le pris donc et commençai à tirer dessus. Au bout de même pas 3 secondes je sortis une énorme volute de fumée le tout en crachant mes poumons. Ryan se mit à rire. Je lui retendis le joint, mais il en avait déjà préparé un autre pour lui et me laissa celui ci. Je me forçai donc à fumer... Les premières taffes en toussant puis, petit à petit je me sentis heureux, léger. La musique me faisait planer, je retournai dans les pogos en compagnie de Ryan, fonçant dans tout le monde et gueulant les paroles de « Bohemian Like You ». J'avais l'impression de pouvoir tout me permettre comme si tout m'était accessible, je n'avais peur de rien.


Puis le concert prit fin. J'aperçus Kim, seule assise à une table, un goblet de bière à la main, elle paraissait détendue et joyeuse. Je courus vers elle, un autre joint préparé par les soins de Ryan à la main. Elle s'étonna alors " Oh Brendon tu fumes ?! " J'acquiesçai avec un grand sourire. Je lui proposai de partager, elle accepta.


Nous allâmes donc nous asseoir dans un coin, nous étions morts de rire et j'en ignorais la raison. On s'imaginait des choses improbables, je butais sur chaque mot que je prononçais et Kim explosait de rire à chaque fois. On était tellement bien tous les deux, parler de n'importe quoi, rire, danser et chanter. Lorsque Billy vint m'enlever ma Kim pour l'emmener rencontrer le chanteur des Dandy Warhols qu'il connaissait. J'étais resté dans mon coin énervé, cherchant comment la récupérer quand je vis Ryan qui était avec Billy, les Dandy Warhols, d'autres personnes et surtout Kim. Je les rejoignis donc, titubant, rigolant tout seul. Mon arrivée fit rire tout le monde. ]


Pendant que Billy et Ryan parlaient de musique avec les Dandy Warhols, ce qui normalement aurait du m'intéresser mais là j'étais bien trop occupé à contempler ma belle Kim, un sourire béat dessiner sur mes lèvres, je n'entendais plus rien et commençais à voir flou tout autour de moi, seuls le visage et le rire de Kim illuminait mon esprit. Puis, Ryan me dit quelque chose que je ne compris pas et s'en alla avec les Dandy Warhols et Billy, qui embrassa Kim sur le front et il me tapota ensuite l'épaule avant de partir avec eux. Nous étions enfin seuls. Silencieux, les yeux dans les yeux et toujours souriants.


Soudain, l'effet de la drogue commença à prendre le dessus sur la raison


Moi : T'as de beaux yeux tu sais ! lui chuchotais-je à l'oreille


Kim : Oh vous me flattez, Monsieur Urie ! dit-elle en riant


Je me rapprochai doucement de Kim et posai mes mains sur ses hanches, elle ne me repoussa pas et me regardait toujours avec son sourire angélique.


Moi : Kim, il faut que je te dise quelque chose ...


Kim : Oui ?


Moi : Kim, je ...

# Posté le vendredi 22 août 2008 15:26

Troisième Chapitre

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Kim : Oui ?


Moi : Kim, je ...



Soudain, je sentis quelqu'un derrière moi arriver brusquement, il plaça brutalement ses deux mains sur ma bouche, ce quelqu'un paraissait très paniqué et pressé.


Ryan : Désolé Kim, mais on dois y aller ! Il se fait tard ! Au plaisir de te revoir !


Kim répondit à Ryan par un petit sourire puis il m'emmena loin d'elle et nous fit sortir de la salle pour nous diriger vers sa voiture. Il semblait énervé mais je m'en fichais car je venais de passer une merveilleuse soirée en compagnie de la fille que j'aimais plus que tout au monde.


Sur la route.


Ryan : Mais t'es complètement taré ! Je peux pas te laisser seul 2secondes ! T'imagine si Billy vous avait vu, il t'aurait tué ! Billy peut être sympa mais tu sais bien que si on s'approche un peu trop de Kim, la vie est finie pour nous ! Je n'en reviens pas ! Heureusement que Billy ne vous a pas vu, heureusement !


Moi : Billy, Billy, Billy t'as que ce nom à la bouche ! Et puis d'abord qu'est-ce que t'as été foutre avec lui ?


Ryan : Je te l'ai dit Brendon, Taylor-Taylor ( chanteur des Dandy Warhols ) voulait nous montrer quelques trucs à la gratte mais comme t'étais trop chouté et surtout absorbé par ta Kim, je t'ai laissé avec elle ! Je n'aurais pas du, rien que d'imaginer Billy vous surprendre ainsi, ça me donne envie de vomir.


Je grognai et fus soudain prit d'un sentiment intense de contrariété. Billy, Billy, il n'y en avait que pour lui, même Ryan s'y mettait, il me décevait. De plus il avait gâcher un si bel instant, j'étais avec ma Kim et plus rien n'existait autour de nous. Cependant, Ryan avait raison ! Si Billy nous avait vu, j'aurais passé un sale quart d'heure comme David, un abruti obscène de dernière année.


Un jour, il avait dragué Kim dans les couloirs du lycée. Il croyait que Billy n'était pas là et se permit alors de tenter une approche assez provocante envers Kim qui l'ignora mais il insista et lui mit une main là où il ne fallait pas. Kim lui donna une énorme gifle et partit d'un pas rapide, furieuse, et alors que David se frottait la joue pour estomper la douleur, il fut surprit de faire face à Billy en se retournant, les bras croisés et le regard haineux, il avait sans doute du voir toute la scène. David remarqua avec angoisse que les couloirs furent soudainement déserts à ce moment même, il n'y avait que lui et Billy. D'énormes gouttes de sueur commencèrent alors à apparaître sur le front de David, il tremblotait et réussit après quelques soubresauts à balbutier des trucs du genre « Euh ... Ah ... Billy ... ça va ... » Billy rit cyniquement, lui tappota les épaules et s'apprêta à partir mais lorsque David émit un soupir de soulagement, Billy se retourna brusquement et lui donna un violent coup de poing au visage. David s'affala sur le sol, les mains recouvrant son visage ensanglanté, il hurlait de douleur. Billy sortit du couloir après lui avoir soufflé « Tu oses encore une fois manquer de respect à Kim, tu finis à l'hôpital dans le meilleur des cas » et il partit, laissant David, seul, geindre de douleur.


Comment je connaissais cette histoire ? Le lendemain, Billy l'avait raconté à quelques gars de sa classe dont Ryan qui s'empressa de me le dire au téléphone, le soir même.


En repensant à cette histoire, je me sentis encore plus mal qu'auparavant.


Moi : Ryan, arrête la voiture !


Ryan : Quoi ? Mais pourquoi ?


Moi : Arrête la voiture j'te dis !


Ryan : C'est bon, c'est bon.


Dès que Ryan arrêta la voiture, je me précipitai pour sortir de celle-ci et me mis à quatre pattes sur le sol pour y vomir toutes mes tripes. Ryan me rejoignit quelques minutes plus tard lorsque j'étais en train de reprendre mon souffle. Il me tendis une bouteille d'eau que je me dépêchai de prendre pour rafraîchir mon visage dégouliant de sueur mais surtout pour m'enlever ce sale goût horrible de ma bouche.


Ryan : Toi, t'es vraiment pas habitué, ça se voit ! s'exclama-t-il en riant



Ha Ha Ha



***


Après avoir salué Ryan, je me dirigeai vers ma maison et je n'avais aucune envie de remonter par le même chemin de mon escapade. J'optai donc pour la solution la plus simple : la porte d'entrée. Heureusement, j'avais pris mes clés mais il fallait absolument que je ne fasse aucun bruit. Je glissai mes clés dans la serrure, tournai le mécanisme et ouvrit ma porte le plus lentement et silencieusement possible. Aucune lumière, aucun bruit, je constatai donc avec soulagement que mon père dormait. Je retirai mes chaussures et montai les escaliers sur la pointe de pieds. Arrivé à l'étage, je pris la décision d'aller me déshabiller dans la salle de bain pour y enfiler mon pyjama et me passer un coup d' eau sur la visage pour ensuite aller me coucher. Ceci fait, j'entrai dans ma chambre et poussai un petit cri de peur lorsque je vis une ombre assise sur mon lit, mon père. Mon dieu, mon dieu, mon dieu, ne voyant pas son visage, j'étais encore plus terrifié.


Mon père : Alors, comment était le concert ?


Le ton ironique de mon père bloqua ma gorge brutalement, aucun son ne pouvait sortir de ma bouche.


Mon père : Oui, c'est mieux que tu ne dises rien.


Il se leva calmement et se dirigea vers la porte de ma chambre, je reculai d'un pas lorsque nos corps se frôlèrent.


Mon père : Pas de répete ce week-end ni le week-end prochain, tu resteras ici pour réfléchir. Tu m'as déçu, Brendon, jamais je n'aurais pensé que mon fils trahirait ma confiance.


Sur ces mots, mon père s'en alla, fermant la porte derrière lui. Immédiatement, je donnai un énorme coup de pied dans ma table de chevet. J'avais pensé à tout sauf à cette réaction, j'aurais été moins bouleversé et peiné si il m'avait foutu une baffe. Putain, au lieu d'aller m'enfermer dans ma chambre pour bouder comme un gamin, j'aurais du aller le voir, insister et lui dire les raisons pour lesquelles je voulais à tout prix aller à ce concert, mais je n'avais jamais parlé de Kim à mon père, il ignorait totalement son existence mais il ignorait surtout que son fils était transi d'amour pour une fille. Je me vautrai sur mon lit, la tête pleine d'amertume et de regrets mais l'image de Kim qui apparut tel un éclair dans mon esprit réussit à m'endormir sereinement.


***


Vendredi 10 octobre 2004


Depuis Mercredi, mon père ne m'adressait plus la parole, ni même me regardait. Il paraissait triste et déçu et je commençais à le comprendre, j'avais envie de lui présenter mes excuses et de tout lui avouer mais quelque chose en moi m'en empêcher. Jeudi matin avant de rentrer en cours, j'avais annoncé la nouvelle aux gars comme quoi je ne serai pas présent samedi là, ni le prochain ... Brent et Spencer me firent un tas de reproches mais Ryan m'avait soutenu, il me dit que ce n'était pas grave et me rassura en me disant qu'on bosserait plus aux prochaines répètes. Je n'avais pas croiser Kim dans les couloirs ce qui ne me réconforter pas. J'avais une boule au ventre lorsque je repensais que j'avais failli lui avouer mes sentiments, elle l'aurait sans doute mal pris et ne m'aurait plus jamais adressé la parole, pensant que j'étais fou mais en même nous étions tellement dans un état second que le fait qu'elle m'embrasse n'aurait pas été impossible. « Bah, retire tout de suite ses pensées stupides de ton crâne, Brendon ! » me disais-je. Heureusement, j'allais enfin revoir le doux visage de mon ange puisque j'arrivai devant les portes de l'amphithéâtre.


Lorsque j'entrai, tout le monde était déjà positionné sur la scène, Kim rayonnant au centre. Monsieur Green comme à son habitude assis sur un des fauteuils du premier rang, bizarrement il n'était pas en train de répéter, ils discutaient plutôt. Je descendis les marches tranquillement pour les rejoindre et à ma vue Kim m'envoya un immense sourire et sauta d'un petit bond enfantin de la scène pour venir à ma rencontre, tout le monde se tourna vers nous, interloqués par l'attitude de Kim, d'ailleurs je l'étais aussi.


Kim : Brendon, j'ai une bonne enfin j'espère une bonne nouvelle à t'annoncer !


Moi : Ah oui, laquelle ? demandais-je aussi enjoué qu'elle


Kim : En fait, Jason s'est fait arrêter par la police et il est maintenant en prison pour vandalisme.


Moi : C'est ça la bonne nouvelle ? dis-je en émettant un petit rire nerveux, en effet je ne l'avais pas remarqué mais ce crétin de Jason n'était pas là, il était tellement imposant pourtant !


Kim : Roh mais non, laisse moi continuer ! Donc nous venons tous d'en discuter et ça nous ferait très plaisir que dorénavant ce soit toi qui joue le rôle de Roméo jusqu'au jour de la représentation, malgré ta timidité Monsieur Green trouve que tu joues bien ! Alors, tu acceptes ? Dis oui s'il te plait ?! Personnellement, je serai très heureuse de jouer avec toi ! Tu es si gentil et ta timidité me fait tellement rire et j'aimerais beaucoup que grâce au théâtre nous devenions amis !


Efberjcfhnzerjtgvnkrtjgfgzerjhvnrjhkcerjhcvzrjfkcrekjfcnrehfcknrefcerfhcnrhfkcerfcher


Voilà ce que les paroles touchantes que Kim venait de prononcer déclenchèrent dans tout mon être. Tout se passa si vite que mon coeur failli exploser de bonheur.


Moi : J'accepte ! dis-je tout fou, tout enjoué


Oula, j'avais répondu trop vite. Merde, j'allais jouer dans une pièce de théâtre, moi, Brendon Boyd Urie, le garçon invisible et inintéressant aux yeux de tous. La joie qui régnait dans mon être se fit immédiatement remplacer par un sentiment de peur et d'angoisse mais lorsque Kim m'enlaça fort dans ses bras et que je pus pour la première fois sentir son c½ur battre contre le mien, tous mes doutes, toutes mes craintes et tous mes ennuis s'effacèrent. Oui, j'allais faire du théâtre et peu importe les remarques des autres, peu importe le reste ... J'étais avec ma Kim et rien d'autre ne pouvait me rendre plus heureux.



Les répétitions qui s'étaient extrêmement bien passées se terminèrent. Je décidai de vite m'éclipser, voulant à tout prix éviter de voir Billy entrer et embrasser Kim, ce qui me ruinerait subitement mon moral malgré les évènements inattendus et magiques qui s'étaient déroulés auparavant. Soudain, Kim m'interpella, je me retournai, elle mit son sac sur son épaule et me rejoignit d'un pas rapide.


Kim : Eh ne pars pas comme ça ! Il faut que je te demande quelque chose !


Moi : Je t'écoute ! dis-je en lui souriant tendrement


Kim : Ca te dirait qu'on passe l'après midi ensemble demain tu viendrais chez moi ? Ce sera l'occasion de répéter et surtout de se connaître mieux ! dit-elle, le regard plein de douceur.

Euh ?
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# Posté le vendredi 22 août 2008 15:30

Quatrième Chapitre

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Moi : Je t'écoute ! dis-je en lui souriant tendrement


Kim : Ca te dirait qu'on passe l'après midi ensemble demain tu viendrais chez moi ? Ce sera l'occasion de répéter et surtout de se connaître mieux ! dit-elle, le regard plein de douceur.


Euh ?


Moi : Euh ... je ne sais vraiment pas ...


Kim : Oh si tu as d'autres choses à faire ce n'est pas grave ... On remets ça quand tu ...


Moi : Non ce n'est pas ça, il faut juste que je demande à mon père ...


Kim : Je te donne mon numéro pour confirmer alors ? Tu m'appelles ce soir ?


Moi : Bonne idée !


Kim me griffonna alors son numéro sur un morceau de papier et je lui donnai le mien en échange ... Comment allais-je convaincre mon père ? Je ne voulais absolument pas louper cette chance inouïe d'être seul toute une journée avec ma Kim ... Ce soir, je lui avouerai donc, tout l'amour que j'éprouvais pour cette fille, pourvu qu'il me comprenne !


Tout au long du chemin qui nous conduisait devant le parking du Lycée , Kim et Moi parlions de notre journée de cours. Etrangement, toujours pas de Billy à l'horizon ... Kim se plaça alors sur le côté d'une belle petite coccinelle rouge ...


Kim : Tu veux que je te ramène ?


Moi : Pardon ?


Kim : Oui, Billy n'est pas là , Monsieur a un match ! dit-elle en riant Donc je suis venue avec ma propre voiture pour une fois !


Moi : D'accord ... dis-je en hochant la tête, pensif et étonné


Kim : Alors tu montes dans ma voiture ou tu as peur d'être le passager d'une femme au volant ? me demanda-t-elle en riant.


Moi : Non pas du tout, je ne m' attendais pas à cette proposition, c'est tout ! répondis-je en riant


Kim : Alors en route Roméo ! s'exclama-t-elle en entrant dans sa voiture avec plein d'entrain.


***


En arrivant devant chez moi, Kim freina et me regarda en me souriant tendrement.


Kim : C'est tout de même étrange que l'on se soit jamais croisés vu que j'habite juste à quelques pâtés de maison de chez toi !


Moi : Oui, c'est vrai ...


Pour une fois, Kim se trompait. Je me rappellerais toujours de la première fois où je l'avais vu. Je venais d'avoir 7 ans et mon père m'avait offert un vélo pour mon anniversaire, tout exalté j'avais décidé le jour même d'aller en faire dans les environs. Je me débrouillais bien, le soleil cognait en ce beau jour de printemps et s'est en passant devant une immense maison blanche que j'avais vu mon Ange, ma Kim, la fille de mes songes. Tout s'était passé au ralenti à cet instant, elle jouait à la corde à sauter avec une amie dont les cheveux étaient d'une blondeur aussi douce que les siens, cela devait être Lux , probablement. Tout en continuant de pédaler, mon regard s'était fixé sur son visage angélique. Elle était magnifique, souriante et riante. Ses longs cheveux d'or s'agitaient dans l'air frais et son regard plissé par son immense sourire évoquait le bonheur qu'elle éprouvait à ce moment. Soudain, j'avais perdu le contrôle de mon vélo et m'étais affalé sur le sol. Je m'étais relevé d'un bond, honteux et avais espéré qu'elles n'avaient rien vu mais hélas, elles s'étaient subitement arrêter de jouer et me regardaient inquiètes. Kim s'était avancé de quelques pas vers moi et s'était apprêtée à me demander si ça allait mais je mettais déjà remis sur mon vélo pour m'enfuir à toute allure. Comme un con, j'avais eu peur de leur réaction, peur qu'elles se moquent de moi comme tous autres, mais non Kim et Lux n'étaient pas comme les autres, mais je ne le savais pas encore. Je m'étais senti tellement honteux que j'avais attendu pendant une demi-heure qu'elles rentrent pour renter à mon tour. Quand j'étais revenu chez moi, mon père était fou d'inquiétude et m'avait secoué par les épaules en pleurs pour me demander où j'étais. Je lui avais répondu que j'aimais tellement mon vélo que j'étais allé un peu plus loin que prévu. Il m''avait enlacé dans ses bras en riant, soulagé. Un sourire béat s'était figé sur mon visage toute la soirée, j'avais repensé au visage de ma Kim et j'étais en train d'en tomber follement amoureux. Mon père en avait ignoré la raison et m'avait demandé en riant qu'est ce que j'avais et je lui avais répondu « Rien, rien » comme à chaque fois, d'ailleurs ce même sourire apparut sur mon visage en regardant Kim qui devait probablement se demandait ce que j'avais puisqu'elle me regardait depuis un moment, interloquée.


Kim : Qu'est ce qu'il y a ? J'ai quelque chose sur le visage ? demanda-t-elle en riant


Moi : Non, ce n'est rien.


Et même si tu avais quelque chose sur le visage tu seras toujours la plus belle à mes yeux., pensais-je. Lorsque je m'apprêtai à sortir de la voiture, Kim fit la même chose que moi pour me rejoindre devant sa voiture.


Kim : J'espère qu'on se voit demain, ça me ferait vraiment plaisir !


Moi : Moi aussi ...


Elle me déposa un baiser sur la joue que je me permis de rendre la seconde d'après.


Kim : Tu m'appelles ce soir alors ! dit-elle en se dirigeant vers sa portière


Moi : Oui promis ...




***


Encore tout ému, je me laissai glisser contre la porte d'entrée après l'avoir refermé. Mon dieu comme je l'aimais. J'entendis mon père dans le salon, je décidai de le rejoindre et d'aller enfin tout lui avouer. Je fis quelque pas et me dirigeai vers la droite pour déposer mon sac dans l'encadrement de la porte, mon père était devant la fenêtre qui donnait la vue sur la rue et surtout à l'endroit ou je venais de quitter Kim, il mangeait une pomme et se tourna vers moi. Je fus très étonné lorsque je vis qu'un sourire apparaisait sur son visage.


Mon père : Qui était cette jolie jeune fille ?


Moi : Kim, une amie.


Mon père : Tu la connais depuis longtemps ?


Moi : Depuis 10 ans.


Mon père : Et tu ne m'as jamais parlé d'elle !


Moi : C'est normal Papa, je la côtoie depuis une semaine, seulement ... et ...


Mon père : Et ?


Moi : Je suis fou amoureux d'elle, papa ! Voilà pourquoi je me comporte ainsi en ce moment, voilà aussi la raison pour laquelle je ne t'ai pas écouté et que je suis allé à ce concert, elle y était et j'avais enfin l'occasion de la voir en dehors du lycée ... Je n'ai jamais vraiment osé t'en parler et j'ignore encore la raison mais je l'aime Papa, et ce n'est pas une simple amourette d'adolescent ... ça fait 10 ans que ça dure ... et j'ai encore une chance de la voir demain, elle m'invite chez elle pour répéter la pièce de théâtre dans laquelle je joue grâce à elle ...


Mon père : Mais, mon fils c'est merveilleux ! dit-il en élevant ses deux bras ...


Moi : Ah oui ?


Mon père : Tu ne m'avais jamais parlé de filles auparavant et je vais t'avouer que je trouvais ça étrange ! Tous les garçons parlent de nenettes à ton age ! Je me disais : Mais c'est pas possible, mon fils est anormal ou quoi ? Je suis soulagé ! Tu peux pas savoir à quel point ! En même temps je comprends que tu ne voulais jamais m'en parler, c'est peut-être du au décès de ta mère, tu sais ... s'exclama-t-il en s'approchant de moi pour me prendre dans ses bras


Moi : Oui ... répondis-je en baissant les yeux à cette triste pensée.


Mon père : Allez mon fils, on fait la paix ! Cependant tu n'iras pas chez elle puisque je ne lève pas ta punition, il faut quand même que tu comprennes les erreurs que tu as faites, tu iras une prochaine fois !


Moi : Mais Papa !? demandais-je en le suppliant du regard.


Mon père : Brendon, tu oublies un détail ! Je t'ai interdit de sortir et d'aller répéter avec tes amis mais je ne t'ai pas interdit d'inviter quelqu'un ! Donc, au lieu d'aller chez elle, c'est elle qui viendra !


Moi : Mais si elle refuse ?


Mon père : Ce n'est pas toi qui m'a dit qu'elle était très gentille ? Aller, appelle-la et invite la, elle acceptera j'en suis sûre !


Moi : Pourquoi veux-tu absolument qu'elle vienne ?


Mon père : Parce que je veux rencontrer la fille qu'aime mon fils !


Moi : T'es incroyable, Papa !


***


Samedi 11 Octobre 2004


Hier soir, après l'étonnante discussion que j'avais eu avec mon père, j'étais monté précipitamment dans ma chambre pour appeler Kim, elle avait accepter avec joie de venir chez moi mais ne comprenait sans doute pas pourquoi je lui avais demandé cela. J'étais devant mon miroir, observant mon reflet pour voir si j'étais présentable, ça allait ! Je donnai quelques coups de peigne à mes cheveux pour les arranger le mieux possible soudain Kim sonna. Je descendis à toute allure les escaliers et alla lui ouvrir, elle était rayonnante comme toujours, vêtue d'une robe blanche qui lui arrivait un peu au dessus des genoux, elle m'afficha son plus beau sourire et sauta à mon coup, comme j'aimais ces petits gestes enfantins, j'en étais même complètement fou.


Kim : Ahhh Brendon, j'suis heureuse de passer la journée avec toi !


Moi : Moi aussi, de plus tu es ravissante aujourd'hui ! ajoutai-je avec un petit sourire.


Kim rougit et baissa les yeux jouant avec ses mains en murmurant un merci.


Moi : Ne reste pas là voyons, allez entre.


Lorsque je fis entrer Kim, elle observait mon entrée avec beaucoup de curiosité, elle souriait et fis quelques pas lent pour s'avancer. J'aimais beaucoup la voir sourire ainsi, elle était si belle.


Moi : Tu veux quelque chose à boire ?


Kim : Tu as de la grenadine ?


Moi : Oui, bien sûr ! Je vais te chercher ça !


Je me dirigeai vers la cuisine pour aller la servir, je trouvais ça trop mignon qu'elle prenne de la grenadine, une vraie enfant ! Je décidai alors d' ajouter une paille à son verre, j'étais sur que cela allait lui faire plaisir, autant prendre la même chose, enfin non, plutôt prendre de la menthe me disais-je.
Quand j'arrivai, tenant un verre dans chaque main, Kim regardait les photos qu'il y avait sur l'étagère de l'entrée. Je lui tendis son verre et elle rit quand elle vit la paille.


Kim : C'est mignon, cette petite attention ! Merci.


Et hop, un petit bisou sur la joue qui fit frémir chaque petite parcelle de mon corps. Bien joué, Brendon ! pensais-je


Partie entre crochets écrite par ma Petite Pam ! Merci Infiniment <3


[ Kim : Je regardais les photos ... excuse-moi mais je suis curieuse ... c'est ta mère cette jolie femme ?


Moi : Oui ... c'était ... elle est décédée, il y a des années maintenant ...


Kim : Oh Brendon, je suis désolée dit-elle en me prenant dans ses bras.


Sa tête posée contre mon torse et ses bras serrant ma taille avec douceur, j'hésitai à la prendre dans les miens mais parvenu enfin a le faire, je posai ma tête sur la sienne et murmura un « Merci ». Son geste me touchait, elle semblait si navrée pour moi, comme tous les autres à qui j'en parlais, mais elle, elle l'était vraiment. Ses paroles étaient vraies. Elle n'avait pas pitié de moi, mais juste de la peine.


Elle relâcha son étreinte, dommage, je serai bien resté dans ses bras un peu plus longtemps pour savourer son si doux parfum de pêche. Son regard dévia sur une des nombreuses photos encadrées, ses yeux passant d'un cadre a l'autre, y restant quelques seconde. alors qu'elle allait regarder ailleurs ,elle reposa ses yeux sur un cadre, puis elle se pencha sur celui ci pour voir de plus près. Quelques mèche de cheveux lui tombèrent en avant, puis elle se recula précipitamment et me regarda avec de gros yeux. Tout doucement j'arrivai à décelé un sourire qui se dessinait peu à peu sur son si doux visage.


Kim : Alors, c'était toi ?! ]


Moi : Moi ?! dis-je sans comprendre


Kim : Le garçon au vélo !


Moi : Je ne vois pas du tout de qui tu veux parler, Kim ! dis-je faisant l'ignorant


Kim : Roh, Brendon arrête, je sais que c'est toi ! s'exclama-t-elle en riant


Moi : Très bien, tu as gagné, c'est moi ... dis-je tout rouge en baissant les yeux


Kim me releva la tête avec tendresse et me regarda de ses yeux sombres remplis de douceur.


Kim : Pourquoi tu es partie ainsi ?


Moi : Euh ... Bah ... je ne sais pas ... j'avais honte et j'ai eu peur ...balbutiais-je en me grattant la tête troublé


Kim : Peur de quoi ?


Moi : Peur que vous, vous moquiez de moi.


Kim : Pourquoi on aurait fait ça ?


Moi : Euh ... parce que ...


Kim : Parceuh queuh ?


Moi : Et si on commençait à travailler hein ?! m'exclamais-je pour éviter cette conversation qui me semblait très gênante.


Kim rit et je lui pris la main pour l'emmener dans le salon . Nous commençâmes alors à répéter, c'était magique, Kim se lâchait beaucoup et faisait la folle, je ne l'avais jamais vu comme ça, elle était encore plus mignonne que d'habitude, je riais de ces petites mimiques adorables . Elle sautillait partout et me lançait toujours des énormes sourires à tomber par terre mais ce qu'il y avait de plus beau c'est qu'on s'embrasser de temps en temps. Bon, bien-sur c'était pour le théâtre mais sentir ses lèvres contre les miennes était la chose la plus merveilleuse que je pouvais ressentir. Une demi-heure plus-tard, Kim avait décidé qu'on avait assez travaillé et que maintenant c'était l'heure de nous amuser et surtout de nous connaître mieux, j'en étais heureux bien que j'aurais aimé l'embrasser encore quelque fois.


Moi : Tu veux que je te montres ma chambre ?


Kim : Bonne idée !


Partie entre crochets écrite par ma Lécheuse de Ry' ! =) Merci infiniment <3


[ Nous montâmes donc, Kim sur mes talons. J'ouvris la porte de ma chambre, la laissa passer devant, tel un gentleman. Elle avança timidement puis observa tout autour d'elle, les photos posées sur ma commode, mes posters mais elle arrêta son regard sur ma guitare. "Tu sais en jouer ?" me demanda-t-elle, j'acquiesçai d'un sourire, qu'elle me rendit timidement avant d'ajouter un "Tu me joues une chanson s'il te plaîiit ?" avec une voix enfantine. Je ne pouvais pas refuser. On s'installa sur mon lit, Kim couchée, elle me regardait tendrement pendant que j'étais assis, dos au mur. Je réfléchis quelques instants à la chanson que je pourrais lui jouer, puis l'idée me vint comme une évidence, j'allai lui jouer First Try. Je commençai alors les premiers accords, puis me mis à chanter, je me concentrai sur ma guitare&n'osai regarder Kim. Lorsque j'eu fini, je relevai la tête en direction de Kim, elle paraissait émue, les yeux brillants. S'apercevant que j'attendais son verdict elle me fit 'c'est magnifique' puis m'interrogea sur la personne visée par la chanson. Je lui avouai que c'était pour une fille que j'aimais lorsque j'avais 14 ans, ce que je ne lui dis pas, c'est que cette fille était à l'instant même devant moi.


***


Nous étions tranquillement installés dans le jardin, à parler sur le banc, lorsque la sonnerie d'une clochette, typique des marchands de glace se fit entendre. Kim me prit alors par la main&nous sortîmes par le petit portail afin d'arriver, parmis tous les enfants, face au marchand de glace. Kim choisit une glace vanille fraise tandis que j'optais pour praliné. Je sortis les billets de ma poche afin de payer, Kim voulut m'en empêcher mais je fus trop rapide, elle me fit alors la moue, elle était ravissante. Je restai à la contempler ainsi durant quelques secondes quand elle m'interpella afin de retourner nous asseoir sur le banc. Nous dégustions tranquillement nos glaces au soleil lorsque je sentis quelque chose de froid au mauvais endroit ... Une des boules de ma glace avait glissée, je demandai alors à Kim d'aller chercher un torchon dans la cuisine afin que je puisse m'essuyer. Elle revint rapidement puis commença à essuyer elle-même avant de se rendre compte de la situation. Elle rougit et me tendit le torchon en s'excusant. Et nous voilà ainsi tous les deux rouges comme des tomates. Elle s'assit et on vis la voiture de mon père arrivée et se garer devant le garage, il sortit de la voiture et nous réjoignit, Kim se leva précipitamment lorsqu'elle vit mon père s'approcher de nous. Il lui offrit un magnifique sourire qu'elle lui rendit aussitôt. ]


Mon père : Enchantée, Mademoiselle Kim !


Kim : De même, Mr Urie !


Mon père : Brendon ne m'a pas dit que vous étiez aussi jolie, il a voulu garder la surprise !


Kim rougit et moi de même puis mon père s'apprêta à partir mais se retourna pour ajouter quelque chose.


Mon père : Au fait Kim, voulez vous rester pour dîner ce soir ? Cela nous ferait très plaisir !
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# Posté le vendredi 22 août 2008 15:35